28 January 2007

Sers m'en un autre ...

Voilà, l'aventure danoise à quatre s'est terminée, donc on s'est dit qu'on pouvait pas continuer ce blog-là (ici : One trip to DK). Donc j'en ai rouvert un autre, en plein travaux, et sur lequel viendra mon récent voyage en Inde, au jour le jour (mais en décalé), pis les nouveaux trips danois, pis le reste (Stockholm, Oslo, ...).

Et puisque ceci sert d'intro, j'en profite pour dire que les récits de mes pérégrinations indiennes ne seront qu'un descriptif de ce que j'y ai vécu, parce qu'à force de répondre à la question "Alors l'Inde, c'était comment ?", bah je me rends compte que je sais pas trouver les mots. Je pense que c'est le meilleur moyen de montrer que l'Inde, c'est un bordel désorganisé qui fonctionne.

Articles about India :
Premier jour : Arrivée et premières impressions
Deuxième jour : Saravana et IIT (et vice versa)



(LpM)

12 January 2007

Day 3 : Mysore, son marché (12/01)

Mysore est une ville du Karnataka, petite ville d'un milion d'habitants, où la langue officielle est le Kanada. La ville est reconnue pour son marché et son palais, ainsi que pour Chamundi Hills, colline que l'on peut atteindre en grimpant les 1000 marches qui y mènent (et ça purifie le karma).

Karnataka (from Wikimedia Commons)

Départ à 5h de l'IIT où Yann a réservé un taxi pour nous emmener à la gare centrale (qui se situe un peu à l'autre bout de la ville). A 6h, nous voilà dans le train qui nous emmène à Mysore donc. De petits déj' où les gars qui bossent dans le train te réveillent pour te filer ta ration (qui, en passant, nous a filé un mal de bide le lendemain) en paysages magnifiques à l'extérieur (même si vu à travers des vitres jaunies), on arrive enfin ... 7h après.



Ici, le système rickshaw est dirigé par l'Etat, donc on se fait pas arnaquer comme à Chennai. Une fois réservé, direction l'hôtel, dont on changera car il est pas top.



Quelques prises de vue dans la ville

Une maison qu'elle est jolie

Ici encore, la façon dont la circulation fonctionne m'épate. Un grand (mais grand hein) rond-point se situe au milieu d'une place, et l'agitation autour de celui-ci est assez incroyable.

La première étape sera le marché de Mysore (on est encore en semaine, alors y aura moins de monde que pendant le week end ... si si moins de monde), un marché immense, en plein coeur de la ville, qui n'a l'ai de s'éteindre jamais, situé dans ce qui pourrait être une grande cour. Le marché est organisé en structure, allées, passages, boutiques à leurs places, baches au dessus de toutes les têtes, mais bordélique, aussi.

Quelques photos de ce marché (grandiose), dont deux de Yann (cliquez dessus pour les agrandir):





Oui, ici les bananes ils les vendent vertes, mais il fait tellement chaud qu'en deux jours elles sont aussi jaunes qu'au marché ... Et elles sont bonnes ... Rien à voir avec celles qu'on a !

©Yann


©Yann

En général, un marchand vend pas trente six produits, il se contente d'un ou deux ... Rarement plus (comme celui juste au dessus).


Au milieu de notre visite, on a rencontré un marchand d'huiles essentielles, très sympathique, chez qui on est revenu plus tard pour voir ce qu'il pouvait nous proposer. Contrairement à d'autres marchands, il sait joindre le boulot et le fait d'être sympa puisqu'il nous a proposé de rentrer dans son échoppe boire un thé, et de sentir ses huiles. Plein de conseils sur la ville, ce qu'il faut et ne faut pas faire, il nous montre que des clients du monde entier sont venus dans son échoppe en nous faisant lire les petits mots que les gens ont laissé chez lui sur des carnets, un par pays ^^.

On est repartis de là plein d'huiles essentielles, autant sur les bras qu'en petits flacons, il nos a même offert des bâtons d'encens que son jeune apprenti roule lui même (à la main, pour éviter les blagues vaseuses).

En sortant du marché, il fait nuit, alors on se ballade un peu dans la ville, bouillonante d'activité malgré la nuit : des marchands à même le sol, des gens partout ...


On rentre dans une espèce de gallerie commerciale, mais indienne, ce qui veut dire que dans les magasins, des 'trucs' y en a jusqu'au plafond, de tous les côtés.


En allant manger un bout, on croise un bus psychédélique, dont tous les phares s'éclairent à intervalle régulier ^^ (c'est encore mieux en vidéo)


Pour une première journée, en semaine qui plus est, la ville est incroyablement vivante, de l'agitation partout, il fait une chaleur chaude (même si on est en hiver), et on a pas fait le tour de la ville encore, loin de là.


Fin de journée à l'hôtel, douche à l'eau froide (à l'indienne), bruits dans le couloir toute la nuit (parce que bien sûr, la chambre a des fenêtres qu'on peut pas atteindre, qui sont infermables, et qui donnent direct sur le couloir hyper résonant où évidemment les indiens se donnent rendez vous la nuit pour parler, et fort en plus), età demain ;)

(LpM)

11 January 2007

Day 2 : Saravana et IIT (et vice versa) (11/01)

Deuxième jour, après une bonne nuit de sommeil qui remet d'aplomb malgré une planche de fer (je râle pas) pour lit, je défais pas mon sac puisque j'en ai pas mais retrouve Fanny pour le déjeuner, à son mess (cantine, mais ça veut aussi dire bordel ^^) où on mange ... indien.

Un singe qui veut faire du vélo

Après le repas, direction Coffee Day (tout seul), prendre un thé. Bon, j'avoue, j'y suis aussi allé pour leurs chiottes, moi petit européen ... Et là, là, comment je me suis fait enfler par les serveurs fourbes qui n'attendent que de nouvelles proies à arnaquer !! Au début, gentils, ils me posent deux boîtes de crackers sur ma table et me disent c'est pour accompagner le thé. Je m'dis, bon, c'est sympa ça, alors hop j'en ouvre une, et je me dis non ça le fait pas d'ouvrir les deux, alors je commence à manger un peu de la première boîte. Ils m'apportent mon thé, tout ça, et pis me demandent si les crackers m'ont plu tout ça, et pis là paf, bah ça fait 40 roupies. Euuuh, quoi ? Bah oui 40 roupies pour la boîte de crackers. Aaaah ouais, vous m'avez eu en fait, hein, allez avouez. Un peu vénre contre le procédé, je paie le gars qui bouge pas tant que je lui ai pas sorti les billets ... L'hallu !! Bon, cela dit, ils sont pas dégueus leurs trucs. Et pis après, le sourire aux lèvres (sûrement de m'avoir eu comme ça), il m'amène un sac plastique pour le mettre dedans. Puis Fanny et Yann me rejoignent, et me disent qu'effectivement, ça se fait de temps en temps (à ceux qui doivent avoir des bonnes têtes de pigeon sans doute, ou peut être juste de blanc ...).

Après ça, Fanny doit passer à l'administration pour changer un cours, parce que celui qu'elle veut prendre, bah le prof a disparu ... donc je vais avec elle, comme ça je visite un peu le campus :D
Sur le chemin, elle m'explique un peu que l'administration indienne, c'est l'horreur ... mais j'ai déjà testé, donc je vois un peu comment ça se passe.

Quelque part derrière, un bâtiment de cours

Ce qui m'a étonné (un peu, avec le Danemark je m'y suis fait), c'est de voir autant de gens en vélo. Et qu'ils roulent autant en bordel que dans la ville, même si le trafic n'as pas (du tout) la même densité. Et de voir des gens qui travaillaient là, un peu partout, sur les bas côtés des routes, a des travaux de base, du genre couper du bois ou faire un puits.

Le campus de l'IIT (250Ha quand même), en fait, c'est un peu une ville dans la ville. A l'entrée, pour rejoindre le 'coin' étudiant, faut prendre un bus, qui nous emmène trois kilomètres à l'intérieur du campus. Et autour de tout ce qui est proprement dit l'Institut Technologique Indien de Madras (bâtiments de cours, restos U, bibliothèque, hostels, terrains de sport), se trouve la ville dans la ville. Le staff de l'IIT est logé sur le campus, et donc les enfants du personnel, allant à l'écolé, ont leurs propres écoles (deux, maternelle et primaire). Il y a aussi trois temples, un centre commercial, et beaucoup, beaucoup, de nature.

Vue de la chambre de Romain ^^

En se rendant au bâtiment où Fanny doit voir un prof pour un cours extra d'la balle qu'elle doit prendre (Gear Design, le nom me fait frémir), on croise plusieurs banians (où les bananes ne poussent pas), mais qui sont des arbres où des racines poussent des branches :

Un(g) banian(g)

Gadjendra Circle, le rond point éléphantesque de l'IIT

Puis un peu plus tard dans l'après midi, on se rend en ville, au Saravana Stores ... un magasin de vêtements (indiens). La première chose qui frappe quand on se ballade dans les rues, c'est le nombre de gens qu'il y a. Impressionant. On avance vraiment au pas, entre les cris des marchands de babiles en tout genres (et pas que, certains vendent même des chaussettes ^^).
Une fois atteint le magasin, là aussi on trouve une foule présente dans le moindre recoin du magasin :

Entrée du Saravana Stores

Fanny Lou et ses copines commençant à fouiner partout pour trouver des sari, j'en fais de même de mon côté (PAS pour moi, mais pour faire ds cadeaux :P). Le rez de chausssée est exclusivement consacré aux saris, de tous matériaux, de tous prix, de toutes les couleurs !! Et un monde ... incroyable.

Un rayon sari du Saravana Stores

Le bâtiment apparemment s'est effondré (ou du moins un magasin du même genre) il y a quelque temps, pour la simple et bonne raison que (ça c'est une explication à la Fanny, parce que dimensionnement c'est son dada) les bâtiments sont dimensionnés pour 3 étages, et qu'il en font 3 de plus ... d'où problème parfois ^^

Puis on franchit les étages en passant entre les gens (nombreux, mais je l'ai déjà dit non ?), et on se retrouve à l'étage fille (kurtas, ...) puis à l'étage babioles (bengles, produits pour les filles tout ça ...) et voilou.

Devant le Saravana

Pis, lassé de tout ce MONDE, on quitte les copines de Flou - qui cherchent un tissu - pour l'IIT. Et là on va prendre le bus. Jusque là tout va bien.

Mais ça se complique très vite - TRES vite - quand on arrive à la station de bus. Ca se voit pas sur la photo, mais y a un monde fou dans les stations de bus ... En plus des bus. Qui, eux, doivent se frayer un chemin entre les gens.
Même Fanny Lou est perdue dans ce- (bordel, capharnaüm, binz', ...) -t endroit. Des indications sur les plateformes ont beau être présentes, c'est la galère. Et une fois trouvé le bon bus, faut soit l'attraper au passage, soit se jeter dedans histoire d'avoir une place.

Et une fois dedans, c'est pas fini. Les femmes ont leur côté, les hommes le leur. Explication : Il paraît que les indiens sont des gros obsédés je passe les détails, et que du coup, non seulement dans les bus, mais aussi les queus de cinéma et j'en passe, les femmes ont LEUR côté ! Donc Fanny Lou s'asseoit au fond, moi à côté (ça dérange pas, on est des Occidentaux), et on fait la limité entre les hommes et les femmes du coup.


Une rue de Chennai, normale ...

Puis le soir est prévue une petite soirée Roof Top. Les bâtiments la nuit sont interdits d'accès, mais ces salauds d'Occidentaux y vont quand même, pour y boire de la bière et écouter de la musique. Rendez vous d'Occidentaux donc, avec des Suisses (avé l'accent siouplait), un Allemand, et pis après je sais pu ... Mais c'était bien sympa quand même !


Et comme on part tôt le lendemain, on reste pas trop, histoire de bien attraper notre train à 6h du mat' pour Mysore (pfff, encore de la fatigue plein les yeux de mon arrivée, faut remettre ça ...), pour lequel on part ... 4 jours !!

(LpM)

10 January 2007

Day 1 : Arrivée et premières impressions (10/01)

Fréjus > Nice > Paris > Mumbai (Bombay) > Chennai (Madras)

Première grande journée non stop, départ de Fréjus à 4h pour arriver chez Sarah à 5h30 (presque sans me perdre) et repartir pour l'aéroport.

Embarquement à 7h05, départ 7h35, arrivée à Paris à 9h05, redépart à 10h35, pour 7h30 environ de voyage.

Alors c'est bien parce que dans l'avion y a des films, de la musique, à manger tout ça, mais entre les turbulences et le bruit de l'avion en vol, bah les films t'entends pas forcément tout ce qui s'y passe, et la nourriture bah des fois c'est ton pantalon qui mange ... Mais sinon bon long voyage avec pas de place pour mes jambes ...

Puis arrivée à Bombay, avec l'impression de se poser sur les bidonvilles qui longent l'aéroport. Drôle d'impression.
Bombay : 23°C, il est 23h40 heure locale ... Ah ouais, c'est l'hiver ici, ça se voit :)

"En arrivant déjà, tu sais même pas où tu es, même si c'est marqué t'es perdu. Après avoir demandé tous les 50m, il s'avère qu'il faut aller faire un ur au Bureau de l'Immigration. Une fois le papier (qu'on nous a remis dans l'avion) tamponné, direction ... euuh, où déjà ? Redemande tous les 50m, petit tour dans le dédale de l'aéroport (j'ai facile dû faire 100m), et après m'être fait dévisager 4, 5 fois en demandant quoi faire (bah ouais, mais je suis blanc aussi ... ou alors ils se foutaient de moi parce que je suis nul en orientation et ça se voit sur ma tête ^^), je me retrouve à attendre un bus ... pour l'autre aéroport, l'aéroport des vols domestiques.
Y a juste 4km à faire, et au premier arrêt je suis déjà perdu et je veux descendre, mais non, pas ici ! J'avais pas compris en montant dans le bus, je me disais 'tin il est monté à l'envers, mais en fait non non, c'est juste qu'il roulent à gauche, donc ils ont le volant à droite (normal quoi). Dans le bus, c'est musique indienne en fond sonore, le bouton de volume sûrement coincé à fond. Mais ça fait quand même sympathique.
Puis une fois arrivé, c'est encore à la recherche du quai caché, et pis une fois trouvé, c'est attente pendant 5h. Tentatives de dormir infructueuses, dessins débiles et fin du plan de voyage. Bon an mal an, je me suis un peu endormi (un peu hein). E là, ça y est, dans une demi heure décollage? Une fois dans la salle d'embarquement, les annonces des vols se font à la criée. Du genre "Chennai !! Chennai !!" Et tout le monde se précipite pour faire la queue. Bon, y a aussi un écran qui dit quel vol, mais c'est quand même marrant. Et quand ils sont à la bourre, ils te répètent 20 fois le n° de vol pour voir si personne a oublié qu'il prenait ce vol.
Et une fois qu'on est passés, on prend ... un bus. Et là aussi c'est folklo. Le bus doit se frayer un chemin à travers les autres véhicules qui bossent sur l'aéroport, et ça se fait à grands coups de klaxon."


Et enfin, montée dans l'avion, décollage, et là ... dormir !! Quasi 2h d'affilée. Ca fait du bien.

"Une fois à Madras, là pouf plus de bagage, disparu !! En fait j'attendais gentiment et au bout d'un moment une femme d'Indian Airlines est venue me voir en me demandant si j'attendais un bagage. Après lui avoir dit que oui, et qu'évidemment ils le retrouvent pas, on va (avec deux autres indiens ultra-occidentalisés, serre tête, chemise à fleurs et téléphone la classe) au Baggage Service de Indian Airlines.
Et là, la lutte avec l'administration indienne commence. Au début, gentiment. Le lendemain, j'attendais encore qu'ils me disent où il est (ils l'ont retrouvé mais maintenant faut qu'ils le renvoient avant que je parte c'est à dire demain, aux aurores, pour Mysore, et pour 4 jours).
Donc une fois le papier de Property Irregularity Report rempli (qui dit que y a pas de bagage à moi à Chennai) et que je leur explique pourquoi j'ai pas rempli ce papier à Mumbai (ces cons d'Air France devaient me l'expédier à Chennai direct, du moins c'est ce que j'avais compris ... mal apparemment), elle m'explique comment ça va se passer (en anglais, avec l'accent indien, résultat pas tout compris, après m'avoir dit que quand tu changes de compagnie aérienne, faut récupérer ton bagage et le ré-enregistrer) et me dit qu'il faut que j'aillle au bureau Air France. A l'autre terminal, un peu plus loin, ok, j'y vais donc.
Mais comme je sais
encore pas où je vais, à la première porte ouverte, j'essaie de rentrer en demandant où est le bureau Air France à un garde. Il me dit d'abord de passer à ce bureau, le bureau Indian Airlines juste à l'entrée du terminal (un autre bureau). Une fois la queue faite, le guichetier me dit qu'il faut que je me rendre au bureau Air France. Wouah, quel chef ! Mais je sais toujours pas où il est ce foutu bureau. Donc je demande au même garde qiu me dit que c'est au bout du building 2ème étage. Et là, au 2ème, un grand panneau ... mais rien n'indique le bureau Air France (mais les autres compagnies, oui hein).
Après avoir faut le tour de l'étage, je trouve enfin le bureau, planqué dans un coin. Après beaucoup
beaucoup d'explications de ma part et quelques coups de fil de la part des employées du bureau, elles m'assurent qu'elles vont faire tout leur possible et qu'il ne pourra arriver que d'ici 3 à 4 jours."

Ca, c'est la partie rigolus. Mais la suite de cet aventure (plus tard dans les jours qui viennent) m'a moyen fait rire. En fait si, c'est marrant, mais bon j'ai perdu une journée. Et apparemment, d'après Fanny, j'aurais du commencer par m'énerver et les engueuler pour qu'ils me le ramènent plus vite ... j'ai pas osé.

Ensuite, cette affaire là réglée, mais en suspens, j'ai retrouvé Fanny qui finalement, est venue me chercher à l'aéroport, et là on a pris un rickshaw. Alors déjà, on prend pas un rickshaw, mais on se fait arnaquer par un rickshasw. Règle essentielle : étant un blanc, tu ne peux que te faire arnaquer et il faut donc s'armer de courage et de patience pour réussir à faire baisser le prix (celui qu'on nous propose doit être dans les 3, 4 fois le prix qu'un Indien paie). Mais bon ...

Une rue de Chennai


Une fois cette épreuve réussie, on est arrivés à l'IIT, où j'ai logé chez des copains de Fanny qui étaient pas là pour le moment. Parce qu'ici, les hostels sont pas mixtes, et donc c'est les filles d'un côté les garçons de l'autre. Et dans la chambre, c'est un lit avec une planche de fer, un matelas épais comme un cahier de 48 pages, et un coussin en pierre. (Et ça fait mal aux épaules, et non je râle pas)

Après, premier repas indien. Bah pour une première, c'était pas épicé, et c'était aussi bien ^^ Vég, et très bon. Configuration différente quand même : en rentrant tout de suite, de quoi se laver les mains. Pourquoi ? Bah pour manger avec, pardi (mais qu'avec la main droite). Au menu : Masala Dosa et riz veg, eau potable et
main droite comme ustensile.

Masala Dosa, c'est : déjà très bon, ensuite une spécialité de l'Inde du Sud, et enfin une crêpe (faite avec lentille et riz) avec des patates et des oignons au curry. Si ous voulez voir à quoi ça ressemble, tentez un googleestmonami, ça donne même des jolies photos :D.

L'après midi, histoire de visiter un peu Chennai, on est allés voir la plage, Marina Beach, qui est la seconde plus grande du monde.

Marina Beach


C'est grand, plein de gens par endroit - on a vu une fête foraine ancestrale sur la plage -, on y trouve même des villages de pêcheurs avec maisons en bois, des bateaux à même la plage, et des tas de détritus.


Panneau et plage

Bateaux de pêche, plage et détritus


Apparition


[Pour voir un peu mieux les photals, cliquer dessus, parce que là ça rend pas des masses]

Après avoir remonté trois kilomètres de plage, on se dit qu'il serait peut être temps de rentrer. On rentre donc de nouveau dans l'effervescence de la ville, en traversant un quartier qui semble résidentiel (jolies maisons, plutôt de type dont on a l'habitude ici en Europe) et on prend un rickshaw pour rentrer.


Rue à une voie


Circulation ... normale


Il faut savoir que la circulation ici, c'est le chaos. Avec un grand K. Une seule règle, le plus gros d'abord. Et avoir un klaxon qui marche. La première fois, ça en jette pas mal. Une seule voie pour chaque sens, doubler à droite (on roule à gauche ici ^^), et si un petit veut doubler un gros, faut qu'il soit sûr de son coup, et qu'il mette un grand coup de klaxon avant, pendant, (après non, ça sert à rien) s'être lancé. Du coup, comme tout le monde double tout le monde (les motos et cycles passent même entre les voitures, avec coups de klaxon aussi), ça fait de la rue un concert cacophonique permanent, parce qu'en plus elle est très très dense ici, à Chennai (8 millions d'habitants, ça fait un peu de monde [merci mam]).

Puis le soir, on est allés manger dans un resto vég (encore, mais pour mon plus grand plaisir; les vaches sont sacrés rappelez vous), et on y est allés ... en vélo. Le vélo dans les rues de Chennai de nuit, en roulant à gauche, sans filet et dans la circulation, ça vaut le détour. Et c'est risqué. On a croisé un accident, où un vélo et un scooter ont été engagés. Résultat, un gamin qui pleurait toutes les larmes de son corps et un père qui essayait de le réconforter. Sinon, rien de grave ... Et parait il que les accidents sont assez communs. On peut se dire bah oui c'est tellement le bordel. Mais ils roulent quand même pas vite, 30-40 km/h en moyenne, vu la densité de circulation. Et c'est le seul que j'ai vu, donc ça doit marcher pas trop mal quand même.

Le resto, c'était bon, plus épicé que le midi (j'ai voulu essayé, j'ai pas regretté), avec des serveurs au petit soin (ça m'a étonné, je me suis dit c'est parce qu'on est blancs, mais en fait non ils faisaient ça à tout le monde) qui restent autour de la table au cas où. Et on a même eu un petit bol avec de l'eau chaude et du citron dedans pour se laver les mains à la fin du repas ^^

Une première journée bien remplie, pleine à ras bord, et dépaysante à souhait. Après ça, même dormir sur une planche de fer me fait pas peur.

Et je râle pas ^^

(LpM)